Je n’ai pas de volonté…


Je n’ai pas de volonté pour avancer dans ma vie affective

Je n’ai pas de volonté. J’ai la flemme. J’arriverai jamais à faire ça. Il faut une énergie de dingue pour : se reconvertir, construire son couple, se maquer, être heureuse, organiser un voyage, acheter un appartement, arrêter de fumer… mais moi je n’ai pas cette énergie-là. Ou plutôt je n’ai pas cette volonté.


Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de volonté. Car c’est un mot qui s’associe souvent à un changement, et pourtant, c’est une action que beaucoup de personnes préfèrent ne pas trop fréquenter.


Et pourtant, oui, il faut de la volonté pour construire son bonheur. Et ça, on ne pourra jamais nous le retirer.


Mais c’est quoi la volonté ?


Je prends un exemple. Il y a deux ans, j’ai arrêté de fumer. C’était un 31 décembre, j’ai pris une taffe sur la cigarette d’une amie, ça faisait 6 mois que je me disais que ce serait bien d’arrêter, mais que je n’y arrivais pas. Bah oui, en même temps j’ai commencé très (trop) jeune ! Donc même si ça faisait un moment que je me le disais, j’étais bien accrochée à cette cigarette. Pour moi elle était le signe de bons moments, de détente, de sociabilité. Associée à un petit verre de vin elle était encore plus appréciée. C’était pour moi impossible de m’en détacher. Oui, mais depuis quelques mois j’en avais marre d’être obligée de sortir dans un froid glacial pour la consumer. Marre que toutes mes fringues sentent fort le tabac, que mon portefeuille soit autant sollicité, mais aussi que mes poumons soient obligés de cracher. Alors là, la question d’arrêter c’est posée. Et je me disais tout le temps : "je n’ai pas cette volonté, pourtant ce serait bien". Jusqu’au jour où j’ai décidé, j’ai posé un choix, et j’ai compris que oui cette volonté est en moi !


Alors, ce fameux 31 décembre j’ai dit stop. J’ai réussi à dissocier le côté festif et sociable de cette cigarette, ça a pris du temps, d’ailleurs même deux ans après cette sensation de vouloir fumer revient régulièrement, mais j’ai réussi à utiliser ma volonté pour arrêter ! Sacré fierté !


C’est vrai qu’il y a des domaines dans lesquels on pense avoir plus ou moins de volonté, mais quels sont ces domaines ? Mais quels sont ces domaines ? Et pourquoi ne réussirions-nous pas à mettre en route cette volonté ?


Je me souviens, il y a presque 10 ans, une amie de ma sœur s’est reconvertie. Elle avait décidé de devenir psychologue à 30 ans. Repartir de zéro, reprendre 5 ans d’études, ne pas avoir de revenu, sans conjoint pour l’aider, en habitant Paris. Elle avait choisi de se débrouiller, de se démerder, de composer pour réussir à obtenir ce diplôme. Et moi je me disais : "jamais je ne pourrais faire ça. Je déteste les études, j’ai trop besoin de temps libre, de week-end de copains, de vacances, de petites bières en terrasse… je ne pourrai pas faire cette concession de gagner si peu d’argent, de renoncer à tant de choses, et cela juste pour un boulot !". Je prenais cette nana pour une folle !


Ah, c’est drôle la vie !


Car vous le savez il y a maintenant plus de deux ans je me suis lancée dans l’aventure complètement folle de la reconversion. En quittant mon poste, je ne savais rien de ce qui m’attendait. Mais c’est ma volonté qui m’a amené à monter Sésame et à obtenir jeudi dernier ma certification de coach en intelligence émotionnelle et amoureuse. Aujourd’hui, j’ai les outils pour accompagner, challenger, mettre en mouvement des personnes célibataires, en couple, en démarrage d’histoire ou qui ont simplement envie d’avancer concrètement dans leur vie affective. Aujourd’hui j’ai cette immense fierté de me dire. "j’y suis arrivée".


Je crois que la volonté, associée à la persévérance, font qu’un jour on peut regarder en arrière et se dire : "wahou ! j’ai réussi, je suis fière de moi !". Car c’est bien ça l’objectif : pouvoir atteindre cette fierté et se dire "j’y suis arrivée". Et ça peut être sur des sujets affectifs, professionnels, des rêves, ou même pour une couche de peinture. Il n’y a pas de petits actes de volonté. A partir du moment où l’on utilise notre volonté, on est gagnant ! Et on arrivera encore plus à l’utiliser et à la déployer pour atteindre d’autres envies plus lointaines, plus profondes, plus élevées. On sera encore plus capable de persévérer pour déployer cette volonté.


En fait, je crois, que notre volonté ne se calque pas sur ce que font ou pensent les autres. Notre volonté, elle nous appartient ! Alors oui j’ai fait beaucoup de concessions ces dernières années, mais je n’ai pas arrêté : les week-ends de copains, les petites bières (en terrasse en ce moment, c’est compliqué), les dîners improvisés. J’ai regardé ce à quoi je pouvais renoncer, et ce, à quoi je ne pouvais absolument pas. J’ai diminué mes dépenses, en arrêtant de m’acheter des fringues, en arrêtant de fumer, en me mettant à cuisiner presque tous mes repas, bref en changeant pas mal de choses à mon quotidien…


Et oui ça demande une énergie de dingue, oui ça implique des concessions, oui c’est une sortie de soi et de sa zone de confort quasi quotidienne. Oui, ça implique du temps, de l’énergie, ça coûte de l’argent, ça demande des renoncements. Mais je peux vous assurer que le bonheur quand on arrive au bout est tellement immense, que ça mérite bien tout cela !


Alors dites vous que notre volonté n’attend qu’une chose : que nous la sollicitions.


Et ce n’est pas simple. D’ailleurs dans beaucoup de domaines, il me manque de la volonté : je ne suis pas hyper active je suis même plutôt flemmarde, je ne suis pas une sportive, je déteste faire le ménage… bref vous l’aurez compris je n’utilise pas ma volonté partout. Mais en revanche, je l’ai vraiment stimulé ces dernières années pour aller vers mon bonheur… et même si c’est long et parfois très décourageant, quand on arrive à sentir cette fierté, alors on peut lui dire merci à notre volonté !


Aussi aujourd’hui j’ai envie de vous interroger sur votre volonté. Prenez un papier et un crayon et répondez à ces questions :

et moi, où ai-je envie d’aller ?

Quel serait mon moteur pour y arriver ?

Quel(s) frein(s) vais-je devoir supprimer pour passer à la vitesse suivante ? (financier, entourage, famille, boulot, ville…)

Quelles sont les peurs qui m’empêchent de me mettre en mouvement ?

Quelles concessions suis-je prête à faire ?

Quelles concessions ne suis-je absolument pas prête à faire ?

Et si je regarde dans 10 ans où est-ce que j’aimerais être ?

Alors pourquoi ne pas utiliser ma volonté pour atteindre cet objectif ?

Osons vibrer dans nos vies ! Ne restons pas dans notre confort en enviant ceux qui nous entourent, allons à la rencontre de ce qui nous anime, allons mettre en mouvement notre chère volonté, elle n’attend que ça !

Marie-Liesse