Ce temps de ressourcement, je le prends quand ?



Je viens de vivre deux jours hors du temps.


Deux jours de ressourcement. Deux jours dans un beau lieu, avec vue sur les montagnes, un ciel plus bleu que bleu, et un soleil bien présent. Quel réconfort ! Je viens de m’offrir deux jours hors de mon quotidien, pour prendre soin de moi. Je viens de m’offrir deux jours à dormir, rire, bouquiner, marcher. Je viens de me faire le cadeau de deux jours de vie.


Des petits bonheurs simples. Des petits bonheurs seuls. Des petits bonheurs plein de ressourcement. Des petits bonheurs tellement importants.


Et pourtant. En prenant la route, en arrivant dans ce lieu féerique, en posant mes valises, je n’ai pas réussi à être dedans. J’avais la tête partout, sans qu’elle soit dans le présent. Je ne me rendais pas compte de la chance que j’avais, du bonheur que je m’offrais, et du besoin auquel je répondais. J’ai mis deux jours à lâcher prise, à ne pas penser à mon boulot, à ne pas penser à mes mails, à ne pas penser à autre chose qu'à mon présent… deux jours. Pile le temps que je m’étais accordé pour déconnecter. Alors lorsque ce fut le moment de rentrer, j’ai pris la décision de rester une soirée de plus. Et je crois que je me suis fait le cadeau d’une soirée de paix. Une soirée où j’ai enfin pu prendre soin de moi, déconnecter et vivre le présent.


C’est dingue quand on y pense ! Pour certains le fait de monter dans la voiture, leur fait tout oublier et tout lâcher. Moi, il m’a fallu 2 jours. Et pour d’autres, ce sera peut-être 1 semaine ou plus.


Le problème, c’est que pour m’offrir ces deux jours, j’ai attendu que mon radar se mette en route. Et en général quand il commence à fonctionner, il me dit très clairement d’arrêter de presser le pas.


Arrêter de toujours courir après le temps. Arrêter de toujours remplir mon agenda. Arrêter de toujours me dire que je n’en fait pas assez. Arrêter de systématiquement avoir dans un coin de ma tête l’idée que ça pourrait aller plus vite. Que cette journée pourrait être plus structurée, efficace, et porter beaucoup plus de fruits. Que ces mails et projets devraient déjà être finalisés depuis longtemps. Que ma vie affective devrait se construire beaucoup plus rapidement.

En fait, je crois que j’ai appris à écouter cette alarme qui m’encourage à me reconnecter à mon présent et à ma réalité. À accepter que tout n’aille pas aussi vite. À goûter aux journées où le soleil pointe le bout de son nez. À profiter de ces conversations, sans écouter la petite voix qui me dit que je n’ai pas le temps. À accepter de planifier quelques jours de vacances si j’ai besoin de me regonfler d’énergie. À accepter que le temps ne m’appartienne pas, mais que si j’en fais mon allié, alors ce sera un plus grand bonheur pour moi.


Est-ce que vous aussi vous arrivez à écouter cette alarme quand elle commence à raisonner ? Et dans ce cas, que faites vous ? Vous l’écoutez ou vous la camouflez ?

Cette notion de temps, je vous en ai déjà parlé, mais en ce moment elle revient régulièrement dans mon esprit et dans mes conversations. Car le temps est une vraie question pour beaucoup.


Par exemple, j’ai cette amie qui me dit qu’elle n’a pas le temps de venir ce week-end prendre un café, car elle a déjà un petit-déjeuner, un déjeuner, un goûter et un dîner de planifiés. D’accord, mais dans ce cas, quand a-t-elle du temps pour elle ? Ou bien, je pense à cette femme en couple, qui me dit que son homme est pressé, qu’il a envie de s’engager, qu’il est temps. Mais pour elle, ils sont dans une phase de découverte, ils apprennent à danser ensemble, à s’apprivoiser. Donc elle a besoin de temps, alors que lui semble pressé par le temps. Ou encore, je pense à cette copine qui voit le temps filer, et qui pense à son horloge biologique, à son désir d’enfant, à la manière dont elle peut réussir à accorder le temps à ce désir si présent. Ou bien, je pense à cette femme, carriériste de 30 ans. Qui met toutes ces chances de son côté pour avoir un job de rêve. Et qui se dit qu’elle aura bien le temps de construire sa vie perso plus tard. Enfin, je pense à cette grand-mère, qui ne comprends pas notre rapport au temps, et qui me répète (à longueur de temps), que ça ne sert à rien d’enchaîner les choses, mais qu’il n’y a qu’en goûtant vraiment à la patience et au temps, qu’on pourra se sentir vivant !


Se sentir vivant ! C’est ça que je vous encourage si souvent à faire par ici. Mais à trop se perdre, à trop consommer, à trop enchaîner, à trop profiter, et à trop se gaver… ne va-t-on pas à l’opposé de notre tempo personnel ?


Lors de ces deux jours passés en montagne, j’ai été impressionnée par la liberté des personnes que j’ai croisés. Ils étaient seuls. En train de se faire des randos. Seul. Sans être accompagné, mais en étant pile à l’endroit où ils exprimaient leur liberté. Sans avoir besoin d’une béquille ou d’un moteur pour y aller. Car à eux seuls, ils avaient tout ce qu’il fallait pour être dans leur présent. Et c’est ça, je crois, se tenir droite, vivre chaque minute sans courir après le temps, et aller jusqu’au bout de ses désirs pour se sentir en vie. Aussi, j’ose vous proposer ce petit EXERCICE.

Demandez-vous : si j’avais deux jours pour moi seule (oui, oui, toute seule) :

  • Qu’est-ce que j’aimerais faire ?

  • Où est-ce que j’irai ?

  • Comment je me débrouillerai ?

  • Comment je me dépasserai ?

  • Comment je me poserai ?

  • Qu’est-ce qui me ferait du bien ?

  • Qu’est-ce que j’emporterai avec moi ?

  • Et à la fin, quelle satisfaction j’aurai ?

Par exemple, vous préféreriez : aller chez des amis, dans une location d’appart, dans une abbaye ou simplement sous une tente ? Avec un plein de course ou plutôt à base de repas livrés ? Devant la mer ou la montagne ? Dans une région connue ou inconnue ?


Tout est possible, à partir du moment où vous vous donnez l’autorisation. Car ce n’est qu’une question de volonté. La volonté d’écouter votre être, vos désirs. Et la volonté (épisode 49), rappelez-vous, c’est le moteur pour être en vie !


Alors, quand est-ce que vous posez deux jours pour vous. Juste pour vous ?

Moi, c’est décidé, je le refais dès que possible, et je file… à Marseille !


Marie-Liesse





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