"Après un coup de foudre, j'ai découvert ce que veut dire Aimer"



Cette semaine je vous partage l'histoire de Lou. Une histoire très authentique, dans laquelle vous découvrirez ce qu'elle a vécu, ses désillusions et ses grands bonheurs. Lou nous partage très simplement ce qu'elle a pu vivre émotionnellement et dans sa tête. Une histoire pleine de vérité et de sincérité, qui nous encourage à aller vivre une vraie histoire d'Amour.


Je m’appelle Lou et je suis mariée à Nicolas. Avant notre histoire, je tombais très souvent amoureuse. J’avais un idéal de l’amour très élevé. J’avais une idée très précise du mariage. Et donc ça compliquait toutes mes relations. Pour débuter une histoire, je voulais être absolument certaine de beaucoup de choses. Je projetai toute ma vie avec l’autre : me marier et avoir 5 enfants, possible ou pas ? Et donc, avant de sortir avec un homme j’attendais d’être absolument certaine que tout fonctionnait, selon l’image que j’avais dans la tête. Ce qui me mettait énormément de pression. Aussi je n’ai eu que quelques histoires sentimentales qui ont été extrêmement compliquées.


Avant de vous parler de Nicolas, je vais vous parler de Maxence.


J’ai rencontré Maxence à un mariage. Le feeling est passé direct. Son regard m’électrisait. Je me sentais envoûtée dès qu’on dansait. Bref, le coup de foudre, le vrai ! Lorsque je l’ai rencontré j’étais avec un autre homme. Le bon sens m’aurait dit de me séparer de lui pour me rapprocher de Maxence. Mais je me croyais engagée plus que de raison et j’avais peur de le blesser. Aussi, je me suis interdis de revoir Maxence. Quelques mois plus tard, je n’étais pas bien, je pleurais sans comprendre et j’ai pris la décision de rompre. Soulagée, je n’avais qu’une idée en tête : retrouver Maxence. Cela a mis plusieurs mois, jusqu’à ce que je le retrouve et comprennes qu’il était en couple. Enorme coup de massue. J’étais en colère contre moi-même. Comment avais-je pu être aussi bête pour laisser passer ma chance ?


Le temps est passé et j'ai réussi à tourner la page. Me voilà au mariage d’une amie. Et là, je tombe sur Maxence ! Il était célibataire ! Même regard puissant. Même émotion : le coup de foudre ! J’étais sur un nuage. Et j’ai très clairement montré à Maxence que j’étais là. Quelques semaines plus tard, il me propose de partir en stop pour traverser la France. Une vraie romance, selon moi. Sans parler de nos sentiments, j’avais vraiment l’impression qu’on les partageait. Comme il préparait l’internat de médecine, j’ai choisi de ne pas parler de mes sentiments. J’ai pris le parti d’attendre pour ne pas le perturber. D’en profiter pour approfondir notre amitié. Je passais beaucoup de temps chez lui. Pour travailler ou faire semblant de travailler pour être près de lui. Tout allais bien. J’étais follement amoureuse. Et j’étais persuadée que c’était réciproque. L’année s’est écoulée et l’internat est arrivé. À la fin je l’ai appelé et il m’a dit : "ça s’est bien passé, je pars quelques jours en Espagne avec des amis et je ne pense pas que je pourrais te voir avant mon départ en stage en Afrique". Là, j'ai compris qu'il y avait un bug dans mon scénario. J'ai réalisé qu'on n'était pas sur la même longueur d'onde. Quelle angoisse ! Aussi je lui ai dit qu'il fallait que je le vois avant son départ pour l'Afrique. Il a accepté. J'étais très malheureuse. Je lui ai dit que j'étais amoureuse, que je constatais que ce n'était pas réciproque, mais que je ne comprenais pas ce qu'il s'était passé. Il m'a confié qu'il s'était longtemps posé la question et qu'il avait fini par conclure qu'on ne serait pas heureux ensemble. Pas heureux ensemble ? Mais c'était l'homme de ma vie, le seul ! J'en étais intimement persuadée, je le sentais par tous mes pores ! Le lendemain, il m'a avoué qu'il était en couple avec une autre fille. Ils s'étaient mis ensemble juste avant l'internat. Quelle baffe dans ma figure ! J'ai cru que c'était terminé pour moi. Je n'ai plus cru en l'amour. J'ai mis deux ans à me remettre de cette histoire, à retrouver le sourire et la joie.

Plusieurs années après, j’ai rencontré Nicolas chez une amie. Nous étions une quinzaine. Pour tout vous dire, je ne l’avais pas remarqué. Enfin, j’avais simplement remarqué sa tenue baba-cool, moche ! À la fin de la journée, nous n’étions plus très nombreux. On a commencé à parler un peu. Et là, il a été très fier de me raconter que sa scène de film préférée, c'était la scène de cul en marionnettes dans Team America World Police. J'ai été très étonnée. J'ai tout de suite pensé qu'il essayait d'avoir l'air cool, mais qu'il était très lourd. Voici ma première impression de Nicolas.


Au cours des 4 années qui ont suivi, je l’ai croisé de temps en temps, mais rien n’accrochait. Moi, j’avais mes idéaux, j’étais très prude et je voyais Nicolas comme quelqu’un qui voulait se donner un genre décomplexé en faisant des blagues de culs. Il parlait fort, adorait raconter ses exploits sportifs. Je trouvais ça lourd.


Un jour, je me suis engagée dans un groupe qui réfléchissait sur le sens du travail. Et il se trouve qu’il était responsable de ce groupe. Je n’accrochais toujours pas, mais c’est là qu’il a commencé à me remarquer. Il m’a proposé de m’engager un peu plus dans ce groupe. Et c’est là que je l’ai découvert autrement : engagé, intelligent et créatif.

J’avais envie de partir en vacances avec des amis célibataires, et pour motiver un ami qu’on avait en commun, j’ai proposé à Nicolas de venir. Il a pris ça comme un signe. Comme j’avais besoin de conseils pour choisir mes chaussures de marche, il m'a invité à déjeuner pour en parler. Je suis arrivée, mal sapée, les cheveux gras, en baskets, et il m'a ouvert, tout beau (première fois que je le remarquais !), avec une chanson en fond qui disait "Embrasse moooiiii, embrasse mooooiiii !". Sur le coup, je me suis dit "Cette situation est très bizarre, ça pourrait être mal interprété... Mais non, ne te fait pas de film". Il m'a fait visiter l'appart, puis il m'a pris la main et a voulu m'embrasser. Je l'ai repoussé, j'étais affreusement gênée ! J'avais l'impression de le connaître à peine, je me suis dit "il est célib' depuis trop longtemps, il tente sa chance avec la première venue !". Il est resté très calme. Il m'a proposé de discuter. Moi, j'avais envie de m'enfuir, mais j'étais trop gênée. Il a été très doux, il a pris les choses avec calme, avec humour, ce qui a fait baisser mon stress. Finalement, on a discuté un long moment et quand je suis partie, je me suis dit, "tiens, c'est surprenant, je me sens en paix".


Il a continué à me proposer régulièrement qu'on se voit, qu'on partage des choses ensemble : une conférence, un verre, un restau. J'étais surprise qu'il me sollicite encore alors que je lui avais mis un râteau, mais comme je ne ressentais pas de pression, j'acceptais. Et puis je voulais qu'il participe au voyage que j'organisais et qu'il motive son pote ! Du coup, je lui ai demandé s'il confirmait sa participation. Ce à quoi il m'a répondu "ça dépend un peu de toi !". Il attendait une réponse à sa déclaration ! Je n'avais pas compris, pour moi j'avais été très claire. Il m'a écrit une belle lettre. Et j'ai pris le temps de réfléchir. Mais je suis revenue vers lui pour lui dire que j'étais désolée, que c'était quelqu'un de très bien, que je n'avais rien à lui reprocher, mais que je n'éprouvais pas de sentiments pour lui. Il était triste. Je suis sortie de chez lui et je ne me sentais pas bien. Je me souviens m'être dit, "c'est étonnant, quand il me fait sa déclaration, je pars en paix, et quand je lui dis non, je ne me sens pas bien".


Il a continué encore à me proposer des activités tous les deux. J'étais très surprise. Je ne ressentais toujours pas de pression, alors j'acceptais. Et c'est comme ça que les sentiments sont nés, petit à petit, tout doucement, jusqu'au jour où j'en ai pris conscience. Je me suis dit "Zut, je suis amoureuse ! Et maintenant que je lui ai envoyé deux râteaux, il ne va pas retenter sa chance, il va falloir que ce soit moi qui lui dise". Ça me tétanisait ! Il m'impressionnait beaucoup. J'ai tenté plusieurs approches, mais je n'y arrivais pas. Je buvais des verres avec lui, les yeux rivés sur sa main en me disant, "Aller, attrape-là ! ", mais je n'arrivais pas à bouger. Je l'ai même emmené sur une place de théâtre, avec des magnolias en fleurs, pour lui faire ma décla. Mais rien n'est sorti de ma bouche et je me suis sentie si bête ! Je me suis maudit tout le chemin du retour. J'ai fini par lui envoyer un texto pour lui dire que je n'arrivais pas à lui parler et qu'il fallait qu'il prenne les devants. Pas du tout romantique ! Il ne se l'est pas fait dire deux fois. Il m'a donné rendez-vous sur la place des magnolias, il m'a prise dans ses bras et il m'a galoché ! Moi qui m'imaginais discuter pendant une heure avant de se prendre la main, et terminer par un petit bisou prude, j'étais sous le choc !


Les débuts de la relation n'ont pas été simples. J'étais très engagée dans le monde associatif et je pratiquais le kung fu. Je lui ai dit qu'on pourrait se voir un soir ou deux par semaine. Il m'a expliqué qu'il allait falloir faire du vide dans ma vie et lui laisser de la place. Ça m'a demandé des sacrifices. J'ai arrêté le kung fu et j'ai lâché un de mes engagements associatifs. On s'est mit à passer plus de temps ensemble. Nous étions très différents, nous n'avions pas le même humour, des amis qui ne se ressemblaient pas et des familles pas du tout du même style. Nicolas était très direct, très vrai alors que j'avais beaucoup de difficultés à exprimer mon point de vu librement. Nous n'avions pas du tout les mêmes attentes et les mêmes rythmes sur le plan affectif et sexuel. Nicolas a 5 ans de plus que moi et donc il était plus pressé que moi pour se marier, acheter un appart, envie de faire des projets… Moi, je vivais encore un peu comme une étudiante. J'avais envie de voyager, j'étais très complexée par mon inexpérience de la vie face à lui. J'étais traversée par des doutes, des peurs, je me posais beaucoup de questions. J'avais peur qu'il ne se rende pas compte à quel point j'étais compliquée et qu'il le regrette plus tard. Il a montré beaucoup d'assurance. Il a su me rassurer, me montrer sa stabilité, sa force. Avec lui, je me suis sentie en sécurité. Je n'éprouvais pas une grande passion comme pour Maxence, mais rien ne venait faire obstacle sérieusement à notre union. Il m'a demandé en mariage au bout de 7 mois et j'ai dit oui. Nous nous sommes mariés civilement 9 mois après. Le matin du mariage, j'étais en panique, je lui ai dit que je ne me sentais pas prête et qu'il fallait repousser le mariage civil. Vous auriez vu sa tête ! Mais après discussion, je me suis calmée et on s'est mariés. 2 mois après, on s'est marié religieusement. Notre première grosse dispute de couple a eu lieu la veille du mariage au sujet de la déco.


Notre première année de mariage a été plutôt dure. Nous étions vraiment très différents : rythmes différents, attentes différentes, besoins différents, loisirs différents. C'était difficile pour moi d'être moi-même, de lui dire franchement ce que je ressentais. J'étais très stressée dès que nous rencontrions une difficulté. J'avais l'impression que si nous n'arrivions pas à la régler tout de suite, notre couple était voué à l'échec dans les deux ans. Je lui mettais beaucoup de pression. Nous avons eu besoin de beaucoup communiquer, et de faire des efforts pour construire notre complicité. Il est plus facile pour nous de passer du temps chacun avec nos amis qu'en couple. Nous avons dû programmer des week-ends pour partir à deux, caler du temps dans notre semaine pour le passer à deux. Et ça représentait un effort pour nous. Mais c'est à force de faire des choses ensemble qu'on a petit à petit construit notre complicité, qu'on a apprécié ces moments.

Aujourd'hui, nous sommes mariés depuis 5 ans et nous avons une petite fille de deux ans et demi. Je suis heureuse d'être mariée avec Nicolas, de me réveiller à ses côtés tous les matins et je mesure ma chance ! Il est fidèle, fiable et solide comme un roc. J'ai appris à relativiser les difficultés. J'ai constaté que quand je laissais courir, c'était Nicolas qui prenait les devants. J'ai appris à lui faire confiance. Nous sommes toujours très différents. Certains aspects se sont améliorés : j'ai appris à apprécier ses amis et lui les miens. On a appris à apprécier nos familles respectives et nous y avons trouvé nos places, même si ça a pris un peu de temps. Notre humour à tous les deux a évolué et on rigole bien ensemble. Nous continuons d'apprendre à communiquer et nous sommes encore surpris par les progrès qu'on fait comme par ceux que nous avons encore à faire. Nous avons éprouvé notre amour au travers d'épreuves qui nous ont beaucoup soudées. Nous avons trouvé un équilibre en nous laissant chacun un week-end par mois pour aller faire ce qu'on veut. Nicolas part en montagne, il a besoin de cette sortie en plein air et de ce défi sportif pour être bien dans sa peau. Moi, je pars voir mes amis, visiter des musées à mon rythme, me promener toute seule. Ça me ressource. J'en ai vraiment besoin, surtout depuis qu'on a un enfant.


Beaucoup d'attentes sont tombées ces dernières années, Nicolas ne comblera pas tous mes besoins. Nicolas est pragmatique, réaliste et il maîtrise son sujet quand il parle. Moi, je suis créative, intuitive et je réfléchis en parlant. Si j'ai besoin d'épancher mon cœur, de parler de mes rêves ou de partager ma surexcitation pour un projet, je vais voir une copine. Si j'ai besoin de prendre mon temps et de m'arrêter tous les 10 mètres pour admirer une feuille sur le bord du chemin, je partirai en rando seule. Parce que pour Nicolas, c'est l'effort et l'objectif qui sont importants alors que pour moi c'est le plaisir et le chemin. Mais quand je suis au plus mal, je sais qu'il est là, qu'il est présent, qu'il est efficace, qu'il me porte. C'est le meilleur des papas pour notre fille. J'ai entièrement confiance en lui et en notre amour, parce qu'on a le même objectif : s'améliorer au contact de l'autre, grandir ensemble, jusqu'au bout.


Alors si j’ai un conseil à vous donner : allez creuser, découvrir ce qui se cache dans le cœur de l’homme qui est en face de vous. Car je peux vous assurer que votre première impression ne vous dit rien sur l’avenir de votre relation. Allez plonger, et vous frottez à sa différence pour être bien avec lui !


Marie-Liesse


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