Vous m’excusez ?



Je suis désolée, mais je m’excuse tout le temps. Lorsque je dis un mot de travers, lorsque j’ai blessé quelqu’un, lorsque je m’agace sur une situation. Je passe mon temps à m’excuser de ne pas bien faire les choses, de ne pas anticiper suffisamment, de ne pas être présente auprès de ceux que j’aime. Et oui… je passe mon temps à dire "pardon".


Avant je ne l’avais jamais remarqué. C’est un ami qui, après une soirée à refaire le monde, m’a dit : "arrête de t’excuser". Sur le moment je n’ai pas compris, mais il a systématiquement pointé mes "pardon !" tout au long du week-end. Pardon parce que j’avais mal rangé la vaisselle. Pardon parce que j’avais besoin de déranger quelqu’un à table pour passer. Pardon parce que j’étais en retard de quelques minutes. Pardon parce que j’avais fait un peu trop grillé la viande. Pardon pour cette phrase que j’ai dites. Pardon si j’ai fais trop de bruit ce matin. Pardon parce que j’ai oublié d’aller acheter du pain… Pardon, pardon, pardon !


Aussi en prenant conscience de ces pardons incessants, j’ai surtout compris que je vivais "trop" par rapport aux autres. Par rapport à ce que les autres penses de moi. Ou plutôt par rapport à la manière dont ils vont recevoir ce que je fais. Vous me direz c’est une qualité de savoir se mettre à la place des autres et de penser à eux avant de penser à soi. Oui, mais lorsque c’est tout le temps, c’est plutôt un défaut !


Récemment je déjeunais avec un ami et je lui raconte que je suis partie quelque jours en vadrouille avec des potes. Nous logions à l’hôtel et le dernier soir, une famille avec bébé s’est installée dans la chambre à côté de la nôtre. Le soir en nous couchant nous avons fait du bruit, et je n’ai pas arrêté de dire à mes copains "chut", pour ne pas déranger nos voisins. Et le lendemain matin à notre réveil, j’ai fais la même chose. En pensant d’abord au confort de nos voisins, presque de manière excessive d’ailleurs, plutôt qu’à notre confort. Et lorsque j’ai terminé de raconter cette histoire, cet ami me dit : "ah mais oui, mais toi t’es plutôt du genre à penser aux autres, alors que moi je pense en premier à ma gueule". Alors suite à cette remarque je me suis dis : pourquoi ne pas apprendre à penser moi aussi à ma gueule de temps en temps ?


Si je vous écris cet article aujourd’hui, c’est parce que j’ai envie de m’excuser. M’excuser car je suis très occupée, et donc, je n’ai pas le temps cette semaine de vous écrire un article aussi qualitatif que d’habitude. Notamment parce que j’ai un mémoire à rendre demain, sur une problématique que vivent beaucoup de femmes célibataires et que j’espère vous partager très prochainement. Mais aussi parce que j’ai enchaîné un déplacement à Paris pour 2 jours de formation, une journée de cours de psycho à la fac, des coaching de rentrée pour plusieurs femmes, de nombreux mails à traiter et une année 2021 à planifier. Et que la semaine prochaine je suis en examen pour valider ma certification de coach en intelligence émotionnelle et amoureuse. Et ce rythme... je l'ai depuis le 2 janvier.


Donc aujourd’hui, je vous demande de m’excuser pour cet article qui est particulièrement court (et pour lequel je suis entrain de me justifier…). Mais je me suis dis, que vous aviez déjà un certain nombres d’articles à découvrir, lire ou relire, et un certains nombre de podcasts à écouter ou réécouter. Que depuis février dernier je vous apporte chaque semaine du contenu pour vous aider à avancer. Et donc, que j’ai le droit de penser "à ma gueule" cette semaine.


Surtout que chaque jour je reçois plusieurs mails (oui, oui), qui me remercient pour ces contenus. Alors je prends vos remerciements, et je ne m’excuse pas mais je vous informe simplement que cette semaine, je me consacre à autre chose dans le but (toujours) de mieux vous accompagner :)