Et si je tenais un compteur de paroles valorisantes ?




Cette nuit, j’ai reçu un sms à 4h du matin. A mon réveil, je le découvre. Je le lis avec attention. Une amie m’écrit pour me remercier, de manière très sincère et avec ses mots. Elle a fait une insomnie et en a profité pour lire mes derniers articles.

En lisant ce texto, j’ai pris conscience de la valeur de ce message. Du merci sincère qu’elle me fait. De la vérité de ce qu’elle me partage. Et du bien que ça me fait. J’ai découvert que ce que je propose fait sincèrement avancer les femmes, mais que j’ai tendance à vite l’oublier…


Eh oui. J’ai pris conscience, ce matin, de ma capacité à être impactée par les remarques, par les retours, par les observations et par les critiques. Même s’ils se veulent constructifs et bienveillants. Même si leur nombre est bien moins important que celui des retours positifs. Comme si je gardais en mémoire seulement ce qui me dérange. Ce qui peut me paraître négatif. J’ai donc fait cette découverte que je rumine davantage ce que je "considère" comme négatif.


Mais c’est absurde. Je devrais faire la part des choses. Me souvenir non de l’impact, mais de la quantité et de la qualité. Et ainsi me rendre compte de tout le positif qui m’est dit. Si je le mettais sur une balance, le positif d’un côté, le négatif de l’autre, cela pourrait peut-être me confirmer que je suis à la bonne place ?


En fonction de nos caractères, nous pouvons plus ou moins bien prendre les remarques. Mais je suis presque certaine que pour la majorité d’entre nous, nous retenons davantage les messages que nous considérons comme négatifs.


Par exemple :

- Est-ce que vous vous rappelez de toutes les remarques d’encouragements et de remerciements de votre boss ? Ou de l’unique fois où il vous a dit que vous aviez "merdé" ?

- Est-ce que vous vous rappelez de tous les compliments qu’on a pu vous faire, sur votre tenue, sur le fait que vous soyez jolie, sur votre beau sourire… ? Ou plutôt des rares fois où l’on vous a dit que votre pull ne vous allait vraiment pas, ou que vous aviez pris du poids ?


En tant que femmes, nous avons tendance à ne pas écouter les phrases positives, et à garder bien ancrées celles qui nous font mal. Et c’est pour cette raison que nous répétons et re-répétons que "nous ne sommes pas jolies", que nous sommes "trop grosses", que nous ne "méritons pas ce travail", ou encore que nous "n’y arriverons pas".


Autant de phrases qui pourtant nous empêchent encore une fois d’être heureuse. De nous épanouir. Et qui limitent nos actions. Car une phrase que nous interprétons comme négative, nous fait poser des actions qui sont opposées à ce que nous aimerions faire.


Je m’explique.


Il y a quelques années, je m’étais inscrite à un cours de dessin. Le cours était en bas de chez moi. Le seule hic, c’est que je travaillais loin, et que l’horaire du cours était en semaine à 18h30. Donc je devais me forcer à partir tôt du boulot. Les premières semaines, j’y suis arrivée. J’ai donc participé à ce cours. J’étais clairement une débutante. Les autres participants étaient plus expérimentés - selon moi. La prof était très intéressante, très attentionnée et surtout nous faisait chacun progresser à notre rythme. A plusieurs reprise, j’ai, à cause de mon boulot, été en retard au cours. La première fois, j’ai osé arriver en retard. Mais les autres fois, ça a été compliqué. Jusqu’à ce que j’abandonne complètement. Pourquoi ? Parce que je m’étais dit (à moi-même), que j’embêtais tout le monde si j’arrivais en retard, que j’étais nulle et donc ça ne devait pas être intéressant pour la prof, et surtout que c’était honteux de ne pas progresser aussi vite que certains.


Donc, j’ai réussi grâce à moi-même, à arrêter mon apprentissage du dessin. Seulement à cause de mes interprétations. Sans en avoir parlé à personne. Simplement parce que "j’imaginais que". Simplement parce que j’avais interprété les choses. Simplement parce que je me suis racontée une histoire dans ma tête.


Ici, c’est l’exemple d’un cours de dessin. Mais je pense que nous avons toutes des exemples similaires dans nos vies. Des choses que nous avons arrêtées "car nous avons imaginé que". Des lieux où nous ne sommes pas allés "car nous avons pensé que". Des passions que nous n’avons pas développées "car nous avons supposé que".


Et bien moi, je trouve ça grave ! Grave car nous limitons nos actions, alors qu’il nous suffirait d’affronter la vie. De ne pas nous ratatiner pour ne plus exister, mais bien nous tenir droites et debout. Surtout que souvent, ce sont nos désirs que nous mettons dans un coin. Nos désirs que nous n’osons pas exploiter, car nous avons "trop peur de", "car nous ne sommes pas comme ci" ou "comme ça". Alors tous les compliments, tous les encouragements, toutes les gentillesses, ou les paroles valorisantes que nous recevons, nous devons décider maintenant d’y croire et de nous en souvenir ! De nous en souvenir pour que ça raisonne dans nos vies ! Et non de nous dépêcher de les mettre dans un coin de notre mémoire, prêtes à être oubliées. Mais bien les mettre en avant !


Aussi, je vous propose de tenir un compteur de Like !


Un quoi ? Imaginez, je reçois 10 "j’aime" et 1 "j’aime pas" de mon boss. Je choisis de me souvenir de quoi ? Et bien de tous, et pas uniquement du négatif. Et pour m’en souvenir, je peux tenir une liste des "j’aime". Comme ça, quand un "j’aime pas" débarque et prend toute la place dans mon esprit, je peux relire tous les "j’aime" que j'ai reçus, et ainsi me rappeler du positif ! Trop bien, non ?

A partir de maintenant, je décide de me souvenir de tout ce qui m’est dit de positif, et de ne pas prendre une remarque pour du négatif, mais bien pour un encouragement.


Et vous, vous décidez quoi ?


Marie-Liesse 

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